
L’avion du Conseil plénier est entré en mode d’atterrissage au dixième jour d’un travail progressif. Comme le décollage s’est fait en douceur, on espère que l’atterrissage se fera également en douceur. La séance de la matinée d’aujourd’hui a été consacrée à certaines des questions que les membres avaient soumises à la discussion. L’une d’entre elles était la question des nominations. Certains membres ont fait part des difficultés qu’ils rencontrent en ce qui concerne la stabilité des confrères au sein de la mission.
Les confrères changent constamment de mission en peu de temps et ils considèrent que cela n’est pas sain pour les missions. Certains membres estiment que cette instabilité est en partie due aux changements structurels qui ont affecté la plupart des nouvelles entités au cours des dernières décennies. Certains confrères de la mission ont dû être retirés pour des raisons administratives. Une autre raison qui explique l’instabilité est le fait qu’après un certain nombre d’années au même endroit, certains confrères se sont sentis fatigués et ont aspiré à un changement.
Certains membres ont fait valoir qu’une vie communautaire accueillante et ouverte à l’accompagnement d’un jeune confrère a des chances de réussir.
Des inquiétudes ont été exprimées au sujet d’un certain nombre de jeunes confrères qui ne sont pas intéressés par l’apprentissage de la langue locale et de la culture des lieux de mission où ils sont envoyés. Cela pourrait conduire à l’instabilité et à la superficialité car ils n’ont pas d’expériences culturelles pratiques à mettre en relation avec l’évangile et ont donc recours à des exemples donnés par les réseaux sociaux.
La langue et la culture des gens ne sont pas seulement importantes pour les confrères qui travaillent en Afrique, mais aussi pour ceux qui travaillent en Europe et ailleurs, sans lesquelles il est difficile d’avoir une implication pastorale significative.
Certains membres ont partagé l’expérience de certains confrères qui croient qu’ils doivent gravir les échelons et qui, lorsqu’ils reçoivent certaines nominations, les considèrent comme une rétrogradation. La sacerdoce n’est rien d’autre qu’un appel au service.
Certaines nouvelles entités connaissent des tensions entre elles parce que l’évangélisation primaire n’est réservée qu’aux membres venant d’autres entités. Ces tensions, lorsqu’elles ne sont pas résolues, c’est la mission qui en souffre.
Les jeunes confrères ont le regard tourné vers les confrères plus âgés. Mais malheureusement, il y a un fossé énorme entre les nouvelles entités et les confrères des anciennes provinces.
Certains confrères n’ont pas une idée claire de l’année sabbatique. Il ne s’agit pas d’une circonstance spéciale mais d’un moment de renouveau. Cela a conduit à la question de l’avenir de la formation continue inter-congrégationnelle (ICOF), un programme de renouvellement sabbatique à la disposition des confrères de la SMA.
L’Institut Catholique Missionnaire d’Abidjan (ICMA) est une autre structure importante pour les SMA. Les SMA jouent un rôle crucial dans ces deux institutions.
Avant la fin de la session, les membres ont été invités à partager certaines des informations de leurs entités et la majorité d’entre elles concernaient les ordinations et les jubilés à venir ainsi que les nouveaux programmes. Enfin, il leur a été demandé de procéder à une évaluation du Conseil plénier de 2023 par le biais de la plateforme formationplus.
Par Dominic Wabwireh, SMA







Laisser un commentaire