Vous auriez ressenti la même chose que lui lors de la célébration de Noël au Libéria

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Vous auriez ressenti la même chose que lui lors de la célébration de Noël au Libéria
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ambiance articleFêter Noël, nous ramène à notre enfance et à tout le merveilleux qui entoure cette fête, aussi, fêter Noël en Afrique,

c’est le dépaysement assuré pour un européen, troublé d’entendre dans une autre langue les airs classiques de cette fête universelle tels que : « il est né le divin enfant », « les anges dans nos campagnes » etc.

Je m’attendais à être transporté par la veillée de Noël à Sanniquellie, mais ce ne fut pas le cas. 19h30 heure officielle, l’église est vide à l’exception des jeunes qui doivent jouer l’évangile. Il faut dire que samedi, est le jour du grand marché, il y aura beaucoup de retard. Jean est habitué et donc commencera la cérémonie bien plus tard. Cela me rappelle l’histoire à Niamey où un européenne est venue demander à Michel Cartatéguy, « à quelle heure est la messe de 10 heures ? » Effectivement, en Europe, nous avons les montres, ici, nous avons le temps.

La cérémonie débute, l’église commence à se remplir, elle sera pleine à la fin mais sans débordement. Ce sont les jeunes qui ont assuré les chants de Noël en anglais, aussi l’assemblée n’y participait pas vraiment. Un Noël un peu plat à mon goût, les gens se sont réveillés à la procession des offrandes animée par la chorale traditionnelle qui a su mettre l’ambiance. Après la messe qui s’est terminée vers 11 heures, nous avons partagé un gâteau et une boisson en guise de réveillon avec la communauté des sœurs franciscaines.

Le lendemain, Noël en brousse, nous partons avec la voiture des sœurs dans une station, Joseph assure la messe et moi je filme. Là, c’est une toute autre ambiance, à peine sortis de la voiture nous sommes accueillis par des chants et des danses, une haie d’honneur nous conduit à la chapelle improvisée devant la chapelle trop petite pour un tel événement. Ils ont dressé un apatam couvert de feuille de palmiers, sans doute ne s’attendaient-ils pas à recevoir un personnage de ma taille car j’ai dû entrer courbé ; en station debout ma tête sortait du feuillage. Beaucoup de monde à cette messe, ils venaient de 6 villages voisins, tous avaient revêtu leur plus beau pagne, une ambiance de fête, c’est la chorale traditionnelle qui mène la dance, enfin un Noël africain comme j’aime. Là aussi, la quête habituelle est suivie des dons en nature, ils viennent tous, petits et grands, avec leur cadeau : régime de bananes, papayes, tubercules de manioc, sachet de riz chacun suivant ses moyens. Ça fait pagaille, mais une pagaille joyeuse où chacun s’essaye à un pas de dance, ce qui fait l’admiration de la foule. Tous reçoivent, en reconnaissance une bonne aspersion d’eau bénite. La messe terminée, nous devons poursuivre vers une autre station pour une deuxième messe, elle ne commencera qu’à midi, car les gens du village ont tenu à ce que nous mangions avant de partir. Du riz, c’est le plat de base au Liberia. Nous mangeons isolés dans une case, la cuisinière nous observe discrètement derrière la porte.

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Même ambiance pour la deuxième messe où nous rejoignons Lawrence qui a déjà célébré dans une autre station. A la fin de la messe, Lawrence revêtu de ses vêtements liturgique a esquissé un pas de danse à l’invitation de l’assemblée ; ici, c’est vraiment la fête religieuse avec tout son corps. Nous avons eu droit à un deuxième repas, pris à l’écart, chez le chef de la communauté.

Le soir, réveillon chez les sœurs avec un grande variété de plats, spécialités africaines et indiennes.

Le 28 décembre, nous quittons Sanniquellie pour Monrovia, la boucle sera bouclée. En principe une voyage facile, seuls, les 50 premiers kilomètres sont abominables puis c’est une belle route goudronnée jusqu’à la capitale. Partis vers 8 heures nous pensions arriver vers 14 heures. Lawrence avait fait changer les quatre pneus par sécurité ! Erreur fatale qui nous a fait arriver vers 19h45 près de 12 heures plus tard. Sur la belle route, crevaison, heureusement, nous avions une roue de secours toute neuve. Arrivés à 15 kilomètres environ de la maison, nous subissons une autre crevaison, chance, nous sommes à cent mètres d’une station. Là les choses se compliquent, en fait les deux crevaisons sont dues à des chambres à air pas adaptées aux pneus. Trouver ce type de chambre à air à pris beaucoup de temps. Nous avons profité de l’abris d’un commerçant qui nous a gentiment accueillis, derrière l’échoppe se célébrait un mariage traditionnel. Chaude ambiance et de quoi nous distraire pour ne pas voir passer le temps. Finalement pour atteindre la maison régionale nous avons subi les bouchons du soir, grosse pagaille, chacun cherche à grappiller une place et empêche la file d’avancer. Enfin nous sommes arrivés sains et saufs à bon port.

Nous célèbrerons la nouvelle année dans une paroisse tenue par les SMA. J’en profite pour vous envoyer mes meilleurs vœux pour l’année 2017, qu’elle efface toutes les peines et les misères de 2016 et qu’elle soit source de paix et d’amitiés. Bonne, heureuse et sainte année à vous tous.

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