December 2, 2014, SMA confreres of the province of Lyon is celebrated in Montferrier, the closing of the jubilee year marking the Bishop Marion birth bicentenary of Brésillac, Founder of SMA. They came from Paris, Nantes, Lyon Chaponost and other places still celebrate this great event with alumni. We publish here the text of the homily by Father Francis Rozario, General Counsel SMA, representing the absent Superior General.
Un de nos pères SMA disait une fois à table que la première question qu’il poserait à Dieu quand il ira au ciel, serait celle-ci : « Pourquoi la création est faite de telle manière que chaque espèce mange l’autre pour pouvoir vivre ».
La première lecture d’aujourd’hui projette une vision d’un monde complétement différent. C’est une vision qui parait très utopique. On ne voit pas les loups et les agneaux ensemble ni non plus les panthères et les chevreaux. D’abord parce que « Qui se ressemble s’assemble ». En étant avec les semblables on risque moins. Si on commence par mélanger, on a peur que le plus fort mange le plus faible. Même la société humaine s’organise selon cette mentalité. Dans une société primitive et moins développée, « la raison du plus fort est toujours la meilleure » et seuls les plus forts survivent. C’est une société qui a peur de tout ce qui est différent. Chaque village et chaque pays se protégeaient contre les autres. Même chaque groupe de charité et de l’évangélisation avait peur des autres groupes.
Après la mort de notre fondateur, la SMA avait peur d’être avalée par les pères blancs. Quand le Père Carlo Zappa de la SMA voulait traverser le fleuve Niger pour établir une mission à Onitsha, Nigéria, les Spiritains, à qui ce territoire était confié pour l’évangélisation ont pris peur parce que les SMA allaient prendre leur territoire. Ils ont envoyé tout de suite une équipe de missionnaires pour y travailler. Nous voyons déjà que la vision de la première lecture commence à se réaliser petit à petit. Nous sommes réunis ici en communauté internationale. Nous continuons à découvrir la richesse de l’interculturalité et l’internationalité.
La semaine dernière nous avons fait une réunion avec les pères blancs, les Spiritains et les Comboniens pour voir comment ces congrégations missionnaires qui travaillent toutes en Afrique peuvent collaborer ensemble pour relever les défis communs.
Nous découvrons l’importance du dialogue avec les autres religions et croyances. Nous avons déjà franchi la peur de l’autre et nous sommes en marche dans cette direction. Nous voyons l’autre avec moins de mépris et de peur. La vocation missionnaire que nous partageons avec Mgr De Brésillac nous appelle à servir la société à s’ouvrir de plus. Nous disons avec Jésus Christ à la société, « N’ayez pas peur ». Nous disons, « N’ayez pas peur de lui par ce qu’il est votre frère. N’ayez pas peur d’elle par ce qu’elle est votre sœur ». Les missionnaires l’ont toujours dit, nous le disons et nous le dirons.
Nous fêtons le bicentenaire de la naissance de notre fondateur. Nous célébrons aujourd’hui la marche missionnaire depuis plus d’un siècle et demi. La vie missionnaire annonce par sa vocation elle-même la foi, l’espérance et la charité. On sortant pour rencontrer l’autre, nous annonçons que cet autre est notre frère et sœur. Nous sommes tous les enfants du même père. Ce père nous aime et nous guide. La foi n’est pas seulement la croyance dans l’existence de Dieu mais dans sa providence. Dieu nous guide et prend soin de nous. La vocation missionnaire est un témoignage de cette foi.
Nous sommes au début de l’hiver. Les arbres perdent les feuilles mais nous savons que cette perte n’annonce pas la mort des arbres mais leur renouvèlement. Nous finissons une année liturgique et commençons une autre. Pendant ce temps de l’Avent nous méditons sur les changements et les renouvèlements. Il s’agit d’une mort et d’une naissance. Il est important d’embraser la mort en espérant d’entrer dans une vie nouvelle et meilleure.
Dans la SMA nous sommes en train de vivre beaucoup de changements et beaucoup de renouvèlements. Nous sommes invités à regarder l’avenir avec espérance et foi en Dieu qui nous guide. La foi et l’espérance nous motivent à nous engager dans la société pour que toute la société vive en famille. Cet engagement concret est la charité. La foi, l’Esperance et la Charité sont les mots les plus chers à notre cher fondateur. Demandons-nous aujourd’hui comment chacun de nous peut vivre ces vertus dans nos contextes concrets.
Francis Rozario, Conseiller général







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