La communauté de la Maison générale à Rome a officiellement inauguré sa nouvelle année pastorale et académique, marquant ainsi une nouvelle étape dans la vie de la maison.
Cette célébration a constitué un moment marquant pour le Généralat, distinct de la session de travail de la Curie qui s’était tenue les semaines précédentes. Alors que cette dernière était consacrée au travail et aux responsabilités de la Curie, la célébration d’aujourd’hui a réuni l’ensemble de la communauté du Généralat : les membres de la Curie et les prêtres étudiants, pour entamer ensemble la nouvelle année pastorale et académique.
La communauté du Généralat est composée de deux groupes vivant sous le même toit : les membres de la Curie et les prêtres étudiants poursuivant leurs études à Rome. Cette année, le groupe des étudiants est composé de trois SMA et quatre prêtres diocésains : un du Ghana, deux de Zambie et un de la République du Bénin.
Leur présence donne au Généralat un caractère particulier. La maison n’est pas seulement le lieu où vivent et travaillent les responsables internationaux de la Société ; elle est également un lieu de formation, de rencontre et d’échange, qui relie la Société à l’Église universelle ainsi qu’à des prêtres issus de différentes Églises locales.
L’ouverture de cette nouvelle année intervient également à un moment important de transition pour la maison.
Pendant quatre décennies, les Sœurs Franciscaines de la Présentation de Marie (FSPM) ont fait partie intégrante de la communauté du Généralat. Leur présence et leur service ont contribué de manière significative à la vie quotidienne de la maison ainsi qu’à sa mission d’accueil et d’hospitalité.
Avec le départ des sœurs, la structure de la communauté a changé. Au cours des années précédentes, la communauté du Généralat se composait de trois groupes : les membres de la Curie, les prêtres étudiants et les Sœurs Franciscaines de la Présentation de Marie. Cette année, la communauté entre dans une nouvelle phase avec les deux groupes restants, vivant et travaillant ensemble.
L’ouverture de la nouvelle année a donc été l’occasion d’exprimer un mot particulier de reconnaissance et de gratitude aux sœurs pour leurs 40 années de service.
Leur départ marque la fin d’un chapitre important de l’histoire de la Maison générale. Leur présence a fait partie intégrante de la vie de la maison pendant de nombreuses années, et leur contribution reste gravée dans l’histoire de la Maison Générale de la Société à Rome.
Parallèlement, cette nouvelle situation invite la communauté à réfléchir à la manière dont la maison peut continuer à remplir son rôle de lieu d’accueil et de témoignage missionnaire. C’est dans cette perspective que, dans son homélie, le P. François du Penhoat, Supérieur Général, a évoqué la vocation particulière de la communauté du Généralat ainsi que son rôle.
Le Généralat revêt une double dimension. Il est tout d’abord le siège de la direction internationale de la Société et le lieu d’où sont coordonnés de nombreux aspects de la mission internationale de la SMA. C’est aussi une communauté ancrée à Rome, ville d’une importance capitale pour l’Église, et un lieu d’accueil pour les étudiants, les amis, les visiteurs et toutes les personnes entrant en contact avec la Société.
C’est donc une maison investie d’une responsabilité particulière : veiller à ce que sa vie et son service demeurent orientés vers la mission de la Société.
C’est précisément ce sens de la responsabilité que le Supérieur Général a illustrée à travers l’image de la vigne.
« La vigne, c’est peut-être la SMA. Dieu veut qu’elle continue à porter du fruit. »
Cette image rappelle également que la Société n’appartient pas personnellement à ceux qui, la dirigent ou la servent à un moment donné. Elle constitue un héritage reçu de Dieu et de ceux qui nous ont précédés, un héritage qu’il faudra, à terme, transmettre à d’autres.
Cette responsabilité revêt une importance particulière pour ceux qui servent au Généralat. Ils ont un rôle à jouer non seulement dans l’exercice de tâches administratives, mais aussi en contribuant à la vitalité spirituelle et missionnaire de la Société. L’enjeu est donc de veiller à ce que la vigne continue de porter du fruit.
Le P. François du Penhoat a également adressé un mot de remerciement particulier aux prêtres étudiants résidant dans la maison.
Leur présence insuffle un rythme différent à la communauté, tout en apportant des idées, des expériences et des perspectives nouvelles. Parmi eux figurent non seulement des membres de la SMA, mais aussi des prêtres diocésains, dont la présence renforce les liens entre la Société et les Églises locales. Le service auprès des Églises locales et les relations entre le clergé diocésain et la Société constituent depuis longtemps une part importante de la vie du Généralat. L’espoir est que ces relations continuent de se développer et de se concrétiser, aidant ainsi chacun au sein de la maison à progresser vers une collaboration et une fraternité accrues.
Le Supérieur Général a ensuite abordé ce qu’il a décrit comme une autre raison fondamentale de l’existence du Généralat : le service de la SMA à l’échelle internationale.
Ceux qui servent la Société au niveau international portent une responsabilité particulière. Leur rôle ne se limite pas à veiller au bon fonctionnement des structures et des programmes. Ils sont également appelés à contribuer à un processus aidant chaque confrère à grandir en sainteté et en disponibilité missionnaire.
L’objectif ultime est que la Société, dans son ensemble, devienne un instrument toujours plus efficace au service du Royaume de Dieu et des Églises locales.
Cette responsabilité exige de la communauté du Généralat un examen honnête des défis auxquels la Société est confrontée aujourd’hui.
À cet égard, le Supérieur Général a identifié, dans sa réflexion, six domaines qui méritent une attention particulière : la nécessité de renouveler la créativité missionnaire, de rester fidèle aux engagements, d’encourager une plus grande stabilité dans les affectations missionnaires, de résister à la tentation de vivre principalement pour soi-même, d’exercer l’autorité dans l’écoute et la concertation, et d’approfondir la vie communautaire et fraternelle.
Ces défis, a souligné le Supérieur Général, ne doivent pas être interprétés comme suggérant que la SMA soit en crise ou que son histoire se résume à ses difficultés. Il s’agit plutôt d’une invitation à examiner comment la Société peut continuer à grandir et à rester fidèle à son identité missionnaire.
Le P. François du Penhoat a conclu en rappelant à la communauté que ses membres ne sont que les gardiens temporaires de ce qui leur a été confié :
« Nous ne devons pas oublier que nous ne sommes que de passage : nous transmettrons le flambeau à d’autres. Et si le Seigneur ne bâtit la maison, notre travail est vain. »
C’est dans cet esprit que la communauté du Généralat entame la nouvelle année pastorale et académique, cherchant à prendre soin fidèlement de la vigne qui lui a été confiée et à mettre sa vie au service de la mission de la Société et de l’Église.
Que saint François d’Assise obtienne pour la communauté la grâce d’une vie personnelle et fraternelle profonde, et que cette nouvelle année soit un temps de renouvellement de l’engagement missionnaire, de la collaboration et du service.
Brice Ulrich AFFERI






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