La sauvegarde consiste à faire de chaque environnement de l’Église un lieu sûr pour les enfants, les adultes vulnérables et toutes les personnes confiées à ses soins. Un récent atelier sur la sauvegarde organisé à l’intention du clergé diocésain catholique dans le diocèse de Livingstone, en Zambie, a mis en évidence cette responsabilité. La formation a permis aux prêtres de mieux comprendre les procédures de sauvegarde, leurs responsabilités en tant que dirigeants et la manière de réagir face à des préoccupations ou à des allégations d’abus. Elle a également souligné la nécessité d’étendre cette formation aux hommes et femmes religieux, aux responsables laïcs, aux enseignants, aux catéchistes et aux bénévoles.
La sauvegarde doit être mise en pratique
La Société des Missions Africaines (SMA) reconnaît que les personnes engagées dans la mission de l’Église sont investies d’une grande responsabilité et que les enfants et les adultes vulnérables peuvent être particulièrement dépendants de ceux qui leur offrent un accompagnement pastoral.
Dans toute la SMA — de la Maison Générale aux différentes Unités et communautés SMA — les protocoles de sauvegarde sont clairement établis et bien définis. Chaque membre de la SMA a la responsabilité de prendre connaissance de ces protocoles, de les comprendre et de les mettre en pratique, afin de contribuer à créer des environnements sûrs, respectueux et responsables pour les enfants et les adultes vulnérables.
L’approche de la SMA place la sécurité et le bien-être des enfants au-dessus de la réputation d’une personne ou même de l’institution lorsqu’une allégation est formulée. Les préoccupations doivent être prises au sérieux et traitées rapidement, tout en respectant les droits de toutes les personnes concernées et en faisant appel aux autorités compétentes lorsque cela est nécessaire.
Des procédures claires pour signaler les abus et prévenir les risques
Un système efficace de sauvegarde doit offrir une voie claire et crédible pour signaler toute préoccupation. Chacun doit savoir à qui adresser une plainte ou un signalement, comment celui-ci sera traité, dans quelles circonstances les autorités civiles doivent être informées et comment les victimes et leurs familles peuvent bénéficier d’un accompagnement pastoral et d’un soutien approprié. Des procédures claires permettent d’éviter que les préoccupations soient ignorées, retardées ou traitées de manière informelle, ce qui pourrait exposer davantage les personnes vulnérables.
La prévention est tout aussi importante. Les protocoles de sauvegarde établissent des règles claires concernant les comportements appropriés et les limites professionnelles dans les relations avec les enfants et les adultes vulnérables. Ils permettent aux membres du personnel ecclésial et aux personnes engagées dans la pastorale de savoir quelle conduite adopter lors des rencontres pastorales, des activités, des accompagnements et dans toute autre situation où la confiance et la vulnérabilité sont en jeu. Ces mesures ne visent pas à créer la suspicion, mais à promouvoir des relations responsables, à protéger les personnes vulnérables et à donner des orientations claires à ceux qui exercent un ministère pastoral.
Les adultes vulnérables doivent également être protégés
La sauvegarde ne concerne pas uniquement les enfants. Les adultes vulnérables peuvent notamment être des personnes vivant avec un handicap, des personnes confrontées à des difficultés émotionnelles ou psychologiques, des personnes recherchant un accompagnement pastoral ou encore des personnes âgées dépendantes.
Toute personne mérite d’être traitée avec dignité, respect et attention, particulièrement lorsqu’elle se trouve dans une situation de dépendance ou de vulnérabilité.
La formation crée une culture de protection
Une politique de sauvegarde ne peut protéger les personnes si ceux qui sont chargés de la mettre en œuvre ne la connaissent pas et ne la comprennent pas. Une formation régulière permet aux prêtres, aux religieux et religieuses, aux responsables laïcs et aux bénévoles de reconnaître les risques, de maintenir des limites appropriées et de savoir quoi faire lorsqu’une situation préoccupante se présente.
L’atelier de Livingstone constitue donc une étape importante, mais la sauvegarde ne doit pas se limiter à une seule formation. Elle exige une sensibilisation continue, de la responsabilité et de la transparence dans toute l’Église et au sein de chaque Unité et communauté de la SMA.
Le cadre de sauvegarde de la SMA constitue une base commune. Toutefois, son efficacité dépend en définitive de l’engagement de chaque membre à connaître les protocoles, à les respecter fidèlement et à prendre la parole lorsqu’une situation préoccupante est constatée. La sauvegarde n’est donc pas simplement une politique ou une exigence administrative. Elle est une responsabilité partagée et une dimension essentielle de la mission et du service pastoral de l’Église. Une Église sûre est une Église où chaque enfant et chaque adulte vulnérable peut être vu, écouté, respecté et protégé.






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