Le père Joseph Tanga Koti, prêtre sma (Société des Missions Africaines) et ancien Secrétaire Général de la Conférence Épiscopale Centrafricaine, a exprimé ses profondes émotions et son respect envers le Pape François, rappelant l’importance de sa visite en République Centrafricaine en 2015, une visite qui a laissé une empreinte indélébile dans le cœur des Centrafricains et dans l’histoire de l’Église catholique en Afrique centrale.
Le père Joseph Tanga Koti, en tant que membre de l’Église catholique centrafricaine et acteur de la réconciliation et du développement spirituel dans le pays, se fait le porte-voix de tous ceux qui ont accueilli le Pape François comme un messager de paix et de réconciliation.
Dans un hommage émouvant, père Tanga Koti se souvient des paroles puissantes et des gestes symboliques du Saint-Père lors de sa visite en novembre 2015, qui s’inscrivait sous le thème : « Passons sur l’autre rive » (Lc 8,27). Ce voyage avait pour but de promouvoir la paix et la réconciliation dans un pays dévasté par des années de guerre civile.
La visite du Pape François a eu lieu du 29 au 30 novembre 2015, une période marquée par des tensions sociales et politiques qui nécessitaient un message fort de solidarité et d’unité nationale. C’est durant ces deux jours que le Saint-Père a rencontré les différentes communautés du pays et a prononcé des discours mémorables dans divers lieux symboliques tels que la cathédrale de Bangui et le stade 20 000 places.
La visite a touché plusieurs lieux clés de la République Centrafricaine : Bangui, la capitale, a été le centre de cette visite historique, avec des arrêts à la cathédrale, au palais de la Renaissance, à la mosquée centrale et dans des camps de déplacés. Ce fut une occasion unique de prier et de se réconcilier ensemble dans la diversité des croyances et des cultures.
La visite du Pape François a revêtue une grande importance symbolique dans un pays en quête de paix après des années de guerre civile. Elle visait à encourager la réconciliation nationale, à promouvoir le dialogue entre les différentes communautés et à rappeler l’importance de l’amour, du pardon et de la solidarité. Le Pape a insisté sur l’importance de l’unité, de la dignité et du travail, trois valeurs essentielles du peuple centrafricain, et a appelé à la fin de la violence et des divisions.
Lors de sa visite, le Pape François a posé des gestes symboliques forts, dont l’ouverture anticipée de la Porte Sainte de la Miséricorde à la cathédrale de Bangui. Ces gestes ont permis de marquer l’histoire spirituelle et sociale du pays, renforçant les valeurs de réconciliation et d’unité. En outre, ses discours ont eu un impact profond sur les leaders religieux, politiques et les jeunes, appelés à poursuivre les efforts pour construire une société plus juste et fraternelle.
Père Tanga Koti conclut son hommage en rappelant que l’héritage du Pape François perdure, non seulement à travers les paroles qu’il a prononcées, mais aussi grâce aux transformations concrètes qu’elles ont inspirées dans le pays. La réconciliation semble désormais irréversible, et l’appel à l’unité et à la paix continue de guider la nation centrafricaine.
Cette visite fut un véritable acte de foi et d’espérance, une semence semée dans le cœur des Centrafricains, invitant chacun à être un artisan de paix, un expert de la miséricorde. Dans un pays marqué par des épreuves de toute nature, le Pape François a, avec son message d’amour et de fraternité, apporté un souffle d’espérance aux citoyens de la RCA, un message qui demeure pertinent, même aujourd’hui.
Ainsi, comme le père Joseph Tanga Koti le souligne, la mission du Pape François en Centrafrique n’était pas seulement une visite de passage, mais une invitation à tous de « passer sur l’autre rive », un chemin vers la réconciliation, la justice et un avenir meilleur pour tous.







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